Audrey Lahaye

sexothérapie

Soirée débat "corps, cœur et sexualité chez les jeunes" Communauté de Communes Moret Seine et Loing
Collaborations

Soirée débat “corps, cœur et sexualité chez les jeunes”

Soirée débat “corps, cœur et sexualité chez les jeunes” Parler de respect, d’émotions et de limites avec des ados, c’est toujours une aventure pleine de surprises et de sincérité. Ce mois-ci, j’ai animé une soirée débat autour du respect, du consentement et des relations, avec un groupe de 13-14 ans – drôles, vifs, parfois un peu timides, mais toujours sincères. Un vrai retour en arrière : je me suis revue à leur âge. Et j’ai été heureuse de constater que les mentalités évoluent en matière d’acceptation de soi, des autres et de toutes les singularités. Cette soirée débat, organisée par le service jeunesse de la Communauté de Communes de Moret Seine & Loing, s’est tenue dans une ambiance très conviviale autour d’un petit apéro dînatoire. Avec deux animatrices socioculturelles, nous avons encadré ce moment d’échanges privilégié entre une dizaine de jeunes issus de milieux ruraux et urbains. Les échanges ont été riches, ouverts et bienveillants Nous avons parlé de gestion des émotions — véritable défi à l’adolescence, de consentement dans les relations amoureuses, amicales et familiales, mais aussi des injonctions sociales et des stéréotypes de genre qui pèsent sur chacun dès le plus jeune âge. J’ai quitté la soirée le cœur léger, enrichie par la vision de la vie de ces jeunes ainsi que par le recul et la réflexion dont ils sont capables. Ces discussions me rappellent combien ces espaces sécures sont précieux : ils plantent de petites graines qui, je l’espère, pousseront longtemps. Avec tous mes remerciements à Solenne et le Service jeunesse de la Communauté de Communes de Moret Seine et Loing pour leur accueil et leur confiance ! Si vous êtes une structure du secteur social ou médico-social et que vous êtes, vous aussi, convaincus de l’importance d’offrir aux bénéficiaires ou au personnel encadrant des espaces sécures pour aborder n’importe quelle thématique en lien avec la vie affective et sexuelle, n’hésitez pas à me contacter par ici ou à m’envoyer un email: lahayeaudrey@hotmail.com

atelier ménopause sexo-sophro
Collaborations

Atelier ménopause, tout en sororité

Ateliers ménopause, en toute sororité! Avec Céline, nous avons rassemblé tout ce que nos deux professions ont à offrir pour créer un atelier pour les femmes qui se préparent à vivre ou qui vivent aujourd’hui cette étape toute particulière de la vie d’une femme: la ménopause. Avec le soutien d’une sage-femme et d’une gynécologue, nous avons monté un atelier mêlant sexo-éducation, outils de relaxation, activités ludiques et moments d’échange.

ateliers sexo-sophro en établissement psychiatrique et logo LAD
Collaborations

Ateliers sexo-sophro aux Maisons Hospitalières de Sénart

Ateliers sexo-sophro aux Maisons Hospitalières de Sénart – les premiers d’une belle aventure! Proposer un espace de parole sur la sexualité en établissement psychiatrique Il y a quelques mois, mon amie et collègue, Céline Covarel, sophrologue m’a appelée pour me dire qu’elle avait une proposition intéressante à me faire. Au détour d’une conversation sur nos activités respectives et notre collaboration, il lui a été demandé si nous serions intéressées par l’organisation et l’animation d’ateliers sexo-sophro aux Maisons Hospitalières de Sénart, un établissement psychiatrique. Formée à la psychopathologie de l’adulte, j’ai directement été emballée par l’idée. Pourquoi parler de sexualité en établissement psychiatrique ? Il existe un réel besoin d’ouvrir la parole sur la question de la sexualité et de l’intimité en établissement psychiatrique Les troubles mentaux impactent généralement la vie sociale, affective, sexuelle des personnes qui en souffrent. Les médicaments sont indispensables au traitement. Ils permettent de considérablement améliorer la qualité de vie des patients. Mais les traitements médicamenteux peuvent avoir un impact plus ou moins important sur la fonction sexuelle, le désir, le corps. Par effet de domino, ils affectent aussi la santé sexuelle, la vie affective et le bien-être global. C’est un peu le serpent qui se mord la queue. Les antidépresseurs ou les antipsychotiques sont prescrits pour atténuer la souffrance des personnes concernées mais amènent parfois, eux aussi, leur lot de problématiques (troubles de l’érection, troubles de la lubrification – douleurs lors des rapports, baisse ou perte du désir, modifications corporelles, disparition des menstruations,…). Cette situation peut engendrer de la frustration, des questionnements et mener à la non-observance des traitements avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. La sexualité en institution L’intimité, la vie affective et sexualité sont des libertés fondamentales pour tous.  Que ce soit en établissement psychiatrique, en EHPAD, en établissement accueillant des personnes en situation de handicap, la question de la sexualité doit pouvoir être abordée. Priver une personne de vie intime, affective et sexuelle, notamment en institution, est une discrimination et une violence qui peut engendrer de la souffrance, des comportements inappropriés, une prise de risque et donner, tout simplement, une image négative de la sexualité. Cependant, il s’agit aussi de respecter le consentement et la pudeur des encadrants et des autres patients. Il ne s’agit pas de fermer les yeux, de maintenir le tabou mais d’accompagner, avec bienveillance, les patients pour le respect de la vie privée et le maintien d’une vie affective saine. C’est dans ce cadre que s’inscrit pleinement toute la pertinence de nos ateliers sexo-sophro. Comment aborder la question de la sexualité – mon petit challenge Je savais ce que je voulais aborder mais je ne savais pas comment le faire. Quel que soit le public, j’ai toujours des appréhensions quant à la manière dont seront reçues les informations et les questionnements que je souhaite transmettre en matière d’intimité et de sexualité. Je n’y échappais pas pour ce projet, au contraire. Quelles allaient être les personnes que nous aurions face à nous ? Quels allaient être leurs troubles et quelles conséquences ceux-ci pourraient avoir sur leur intimité ? Cette préparation aura été l’occasion de me replonger dans mes cours de psychopathologies mais ce qu’il y a sur le papier est parfois bien abstrait. Quel était le niveau d’intérêt des patients pour les questions de sexualité et surtout quel était leur niveau d’aisance quand il s’agit d’aborder la question du corps et de l’intime ? Avec Céline, nous ne souhaitions pas que l’apport en sexo soit un cours magistral. Le but était d’offrir une safe-place, un cadre propice pour aborder des thématiques intimes et encore taboues autour d’exercices de sophrologie mais aussi d’échanges, de débat, de quizz. Nous espérions un atelier vivant et interactif. J’appréhendais que des patients se confient de manière trop intime et personnelle et, à contrario, j’appréhendais aussi le silence. Le cadre a directement été posé pour respecter cet équilibre entre participation aux échanges sexualité et respect d’une certaine pudeur personnelle. Mes craintes initiales se sont vite envolées.Les patients ont participé à leur rythme. Certains ont parlé, d’autres ont simplement écouté et d’autres encore se sont senti libres de nous quitter. Et c’était parfaitement ok ! Allier sophrologie et sexothérapie La complémentarité entre la pratique de Céline et la mienne a pris une grande place dans ces ateliers. Les exercices de sophrologie apportaient du mouvement et du rythme et Céline offrait des questions qui ne demandent aucune mise à nu intime et offrent la possibilité à chacun de s’exprimer même brièvement, même timidement. Les ateliers commençaient et se terminaient par une approche sophrologique qui permettait aux participants de déposer leurs ressentis, leurs tensions, leur anxiété, leurs appréhensions éventuelles et qui nous permettait, à nous de jauger leur état d’esprit pour nous y adapter. Une approche en 3 temps Nous avions défini que les ateliers s’organiseraient en 3 temps. J’ai alors imaginé une progression douce pour permettre aux participants d’aborder progressivement les différentes dimensions de la question de la sexualité et de l’intimité lorsqu’on souffre d’un trouble psychique. Le premier atelier était axé sur le consentement – pilier de l’intimité. Le consentement c’est la base de toute vie affective et sexuelle saine. Surtout, il ne faut jamais préjuger de la pleine connaissance des gens de l’importance du consentement et de la manière dont il doit être exprimé et vécu. C’était une bonne entrée en la matière qui nous a permis de définir le niveau d’aisance des patients tout en rappelant la définition précise du consentement (qui doit être libre, clair, enthousiaste et volontaire, révocable et spécifique).   Céline a axé la sophrologie de ce premier atelier sur des ancrages pour écouter son corps et ses émotions, pour savoir dire « non » et oser poser ses limites.   Lors du deuxième atelier, l’impact des troubles et des traitements sur la vie affective et sexuelle ont été abordés. Permettre aux patients d’identifier les effets indésirables auxquels ils peuvent être exposés, c’est leur permettre d’en discuter avec le personnel soignant pour envisager un ajustement du traitement ou une prise en charge complémentaire. Je tenais à exprimer