Audrey Lahaye

Ateliers à l’UTEP de Melun

Ateliers à l’UTEP de Melun

Et voilà ! L’aventure à l’UTEP de Meluncommencé ! Le premier cycle de deux ateliers est derrière nous et je suis vraiment ravie du résultat de ce que nous avons mis en place avec Mélanie et l’équipe de l’UTEP.

Un duo complémentaire : entre soin du corps et approche sexuelle

Mélanie est socio-esthéticienne et son approche, basée sur le soin, le corps, le toucher et l’émotionnel, s’accorde pleinement avec mon approche en sexothérapie.

Nous avons d’abord abordé l’estime de soi. On le sait, elle peut être fragilisée par tant de paramètres, dont la maladie chronique fait clairement partie. J’ai expliqué l’impact des maladies sur la vie affective et sur la fonction sexuelle.

Je pense que comprendre – comprendre son corps, comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus comme avant, comprendre pourquoi le désir est en berne – est une étape précieuse sur le chemin de l’auto-compassion. Et l’auto-compassion, elle, ne dépend que de nous ! Pour guider dans cette voie, les soins, sains et naturels, proposés par Mélanie étaient particulièrement pertinents.

Le sens du toucher et l’importance de la tendresse

Nous avons construit notre deuxième atelier autour du sens du toucher, ce sens si précieux. Je le découvre grâce à Mélanie : c’est le premier à naître et le dernier à disparaître.

Nous avons parlé de notre unicité face au toucher, de ce qui plaît ou déplaît dans le contact physique, mais aussi des câlins et de la tendresse. La tendresse qu’on partage avec un.e partenaire, un.e proche, son enfant, son animal aussi… et la tendresse qu’on s’offre à soi !

Sexualité lente et solutions pratiques

J’admets que j’étais un peu fébrile avant ce deuxième atelier parce que j’avais décidé de ne pas tourner autour du pot !

Lorsqu’on souffre d’une maladie chronique, que le corps nous lâche, qu’il devient l’origine de douleurs, de stress ou de contraintes, il est facile d’oublier tout le plaisir qu’il peut continuer à nous apporter.

Alors, Mélanie a proposé un auto-modelage des mains et, après avoir fait le tour des solutions pratiques pour maintenir une fonction sexuelle « efficiente », j’ai abordé la sexualité non-pénétrative, la sexualité lente, consciente, loin de toute performance !

Normaliser le plaisir qu’on peut s’offrir et le recours aux sextoys!

Et le moment que j’appréhendais tant est arrivé. Après avoir fait mes fonds de tiroir (bien sûr que non ! 😬😅 Merci Rejouis! Je vous en dis plus bas), j’ai proposé toute une série de sextoys adaptés. Ces objets offrent tant de possibilités, qu’on soit valide ou qu’on le soit moins. Je les ai juste posés là, à portée de main pour qu’ils puissent être touchés et manipulés. L’accueil qui leur a été fait a été naturel et sans gêne : c’est tout ce que j’espérais !

Je remercie chaleureusement Benoni, fondateur de Rejouis, pour son accueil et sa générosité! Il me tenait à cœur de dédramatiser la masturbation et également l’usage de sextoys.

Les maladies chroniques peuvent grandement diminuer les capacités physiques mais également impacter le ressenti quand le système nerveux est atteint, ou tout simplement quand le corps n’est plus dédié au plaisir et qu’on s’en coupe petit à petit. Dans ces cas-là, les sextoys peuvent avoir un rôle central sur la satisfaction sexuelle !

Je suis convaincue que les sextoys ont toutes leur place dans le champ médical!

(pour un bien meilleur usage que leur ancêtre, le premier vibromasseur qui permettait de “soigner” les femmes souffrant d'”hystérie” – pour la culture G : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vibromasseur )

J’ai décidé de me rapprocher de Rejouis parce que le concept de vente de sextoys reconditionnés parle à l’éco-anxieuse que je suis, mais également car je sais que, s’ils le souhaitent, les patients de l’UTEP pourront trouver sur leur site des sextoys de qualité à des prix raisonnables.

Je tiens vraiment à remercier l’équipe de l’UTEP et surtout Virginie Serabian pour sa confiance, ainsi que Amanda Mary et Franck Gallé pour leur soutien et leur accueil. Je remercie également Virginie de nous avoir offert l’opportunité de nous former sur le diabète, la BPCO et l’asthme, ainsi que sur l’éducation thérapeutique du patient au sein du GHSIF.

Et surtout…

Je remercie les patients de l’UTEP qui nous ont fait un si bel accueil pour cette première édition. Les échanges ont été riches et nourrissants. J’espère qu’ils auront appris de nous autant que j’ai appris d’eux.

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