Ateliers égalité – équité femmes – hommes
Égalité Hommes/Femmes : Ce que j’ai appris en animant des ateliers auprès des jeunes de la Mission Locale du Provinois J’ai eu l’opportunité d’animer trois ateliers sur l’égalité et l’équité entre les hommes et les femmes auprès d’un public de jeunes (18-25 ans) à la Mission Locale du Provinois. Ces sessions ont été l’occasion d’aborder avec eux les stéréotypes de genre qui pèsent sur nos épaules quel que soit notre genre. Les idées reçues, nous y sommes confrontés souvent dès le plus jeune âge, si ce n’est bien avant même notre naissance. Dès la découverte du genre de l’enfant à naître, les projections s’enchaînent et ces injonctions nous accompagnent tout au long de la vie. Questionner les injonctions : du quizz au débat mouvant Pour déconstruire ces représentations, nous avons commencé par un petit quizz et un débat mouvant sur la dichotomie « acquis/inné ». L’objectif ? Questionner ensemble les normes sociétales en matière de genre. Les discussions ont rapidement portés sur des sujets de fond : Nous avons également abordé la santé mentale et, inévitablement, la question des violences. Comprendre les mécanismes de la violence Pour aller plus loin sur la thématique des violences, j’ai proposé un exercice expérientiel. Le but était d’appréhender collectivement l’origine de ces réactions, qu’elles soient physiques ou psychologiques, impulsives ou “réfléchies”. Nous avons exploré les mécanismes sous-jacents : comment la gestion des émotions, souvent entravée dès l’enfance par les injonctions, peut faire ou non basculer dans la violence. Ce cheminement nous a naturellement ramenés à la question centrale : la condition des femmes dans notre société face à la violence, mais aussi celle des hommes. Comment éduquons-nous nos fils ? En matière de genre, devons-nous privilégier l’égalité ou l’équité ? Les hommes sont-ils biologiquement plus violents, ou est-ce le fruit d’une éducation genrée et de toute une systémie à revoir ? Pendant que les femmes payent très cher le prix du patriarcat, les hommes ne sont-ils pas, eux aussi, victimes de ce système ? Quelles sont les violences qu’ils subissent ? Quelles en sont les conséquences sur leur santé mentale ? Être enfermés dans une obligation de force qui empêche d’exprimer sa vulnérabilité et qui empêche de demander de l’aide quand on en a besoin, est-ce éventuellement une cause possible pour expliquer en partie les violences? Le monde du travail : un espace riche en inégalités Le troisième atelier s’est concentré spécifiquement sur l’égalité dans la sphère professionnelle. La réflexion a porté sur : Nous avons aussi évoqué la charge mentale, cette invisible fatigue qui pèse encore majoritairement sur les épaules des femmes et en quoi elle impacte la vie professionnelle. Nous avons bien sûr abordé la question du sexisme ordinaire et des violences au travail. J’ai renouvelé avec ce nouveau groupe l’expérience sur le cheminement vers la violence. Et maintenant ? Vers de nouvelles solutions Pour conclure sur une note plus optimiste, nous avons réfléchi aux solutions existantes et à celles qu’il reste à inventer pour lutter contre la souffrance engendrée par ces inégalités. Les échanges ont été riches, parsemés de digressions pertinentes. Ces jeunes ont « refait le monde » à leur façon, avec, je pense, une lucidité qui force le respect. L’expérience a confirmé que le dialogue est le premier pas vers le changement. Si vous êtes responsable d’une structure accueillant un public jeunes et que vous souhaitez mettre en place ce type d’animations, n’hésitez pas à me contacter! Je suis ouverte (et enthousiaste) à l’idée de développer ces interventions auprès d’autres partenaires Plus d’informations :https://audrey-lahaye.com/a-propos/

