Audrey Lahaye

santé sexuelle

Certifiée en éducation thérapeutique du patient
Actualités

Certification en Education Thérapeutique du Patient

Ca y est ! Je suis désormais certifiée en Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) ! Et si ce que je prenais pour un point d’amélioration dans ma posture pro était en fait un de mes meilleurs atouts ?   mais d’abord… L’éducation thérapeutique du patient, c’est quoi au juste ? L’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est une démarche structurée – entre entretiens individuels et ateliers collectifs qui vise à aider les personnes atteintes de maladies chroniques à devenir réellement acteurs.rices de leur prise en charge. Nous ne sommes pas sur une simple transmission d’informations. Il s’agit d’accompagner le patient, en tant qu’individu avec toute son unicité, pour qu’il acquière ou maintienne des compétences qui peuvent lui permettre de (re)trouver une certaine autonomie dans la gestion de sa vie avec la maladie que ce soit sur le plan médical, psychologique, social et affectif. Il s’agit d’un véritable travail d’équipe que s’effectue en pluridisciplinarité avec la participation active du patient et, parfois, aussi de son entourage. L’objectif n’est pas tant de soigner la pathologie que d’aider la personne à adopter des comportements favorables à sa santé et à mieux vivre son quotidien malgré la maladie. Haute Autorité de Santé – Éducation thérapeutique du patient (ETP) La formation Edu’Santé au sein de la CPTS de Sénart Un immense merci à la CPTS de Sénart, aux professionnelles de santé présentes (et oui, que des femmes !) et à Mathieu d’ÉduSanté pour ces 6 journées intenses, riches en apprentissage, en bienveillance, en bonne humeur et… en glaces et autres rafraîchissements (nous étions au début de la canicule). Entre théorie, activités ludiques et mises en situation, avec toutes ces professionnelles de santé aux casquettes variées (psychologues, diététicienne, infirmières, pharmacienne), nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour apprendre à mieux accompagner les patients dans leur parcours de soins. Ma petite révélation! Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est une petite révélation personnelle qui commençait déjà à me travailler depuis que j’anime des ateliers. Je me suis souvent dit qu’il allait falloir que je me canalise un peu si je voulais pouvoir animer des ateliers. Que les sujets aussi intimes que la sexualité et la gestion des émotions demandaient une certaine posture surtout quand ils sont abordés face à des personnes aux vécus souvent difficiles avec une santé, un corps, une estime de soi fragilisées. Et bien, en fait, non, mais genre pas du tout ! Je réalise de plus en plus que ma spontanéité, ma grande jovialité, ma Belgitude et cette incapacité à garder une posture haute sont en réalité des atouts même face aux personnes les plus vulnérables. Je remercie d’ailleurs toutes les personnes qui ont pu me le confier, me dire que « mon manque de sérieux » leur faisait du bien là où j’ai pu m’en vouloir et me dire que j’étais complètement « à côté ». C’est pourtant logique, nous avons tous besoins de sourire, de rire, même (ou surtout) quand le quotidien est marqué par l’anxiété, la souffrance, la maladie ou les conflits. Pourquoi cette formation m’a permis d’acter cette réalité ? Par ce que nous y avons appris à travers la théorie, mais aussi et surtout, à travers le jeu, l’expérientiel, le partage, le rire et la bonne humeur ! Du début à la fin, Mathieu, le formateur d’Edu’Santé, a eu cette posture bienveillante, d’écoute active, de guide qui laisse la place à la personnalité de chacun. Et force est de constater que, la dynamique de ce super groupe (et la chaleur aussi) aidant, mon authentique spontanéité était bien présente, malgré les enjeux que représente cette formation pour moi. Et force est de constater aussi que j’ai énormément appris! J’ai très certainement mieux retenu tout l’apport de cette formation que celui de formations plus descendantes ou le cours magistral prend le pas sur la mise en pratique. Aussi parce que j’ai pu transposer et adapter, dès le début, les compétences apprises à ma pratique de sexothérapeute et à ma personnalité. En ETP, comme en sexothérapie, mon but est d’aider les patients à (re)devenir acteurs de leur santé. En sexothérapie et en thérapie de couple, mon approche (thérapie courte) s’appuie en grande partie sur la psychoéducation pour que les clients puissent devenir autonomes dans la gestion de leurs difficultés. Pour cela, il ne suffit pas de donner des connaissances ; il faut que l’alliance thérapeutique puisse naître en créant un climat de confiance où la parole peut circuler librement. Et c’est souvent là que ma nature spontanée, un peu drôle (j’espère !) et légère peut faire la différence : elle permet de dédramatiser (sans minimiser), de rassurer et d’oser ! Oser explorer, oser questionner, oser s’exprimer, oser écouter, oser partager, oser en parler ! “Dédramatiser sans minimiser!” comme le disait souvent la Dr. Florence Doré, formatrice en sexothérapie. En cabinet comme en atelier Aujourd’hui, cette certification me permet d’améliorer encore ma pratique en cabinet mais surtout de continuer à proposer des ateliers encore plus pertinents sur :  🔹La vie affective et la santé sexuelle 🔹 La réappropriation de son corps et de son intimité 🔹 La gestion des émotions et de l’anxiété J’ai tellement d’idées qui fusent et je me sens pleinement prête à mettre ces nouvelles compétences au service des équipes soignantes et des aidés !

Ateliers mon corps ma tête ma maladie Utep de Melun
Collaborations

Ateliers à l’UTEP de Melun

Ateliers à l’UTEP de Melun Parce que vivre avec une maladie chronique ne doit pas priver de la légitimité de vouloir une vie affective et sexuelle plaisante! Et voilà ! L’aventure à l’UTEP de Melun a commencé ! Le premier cycle de deux ateliers est derrière nous et je suis vraiment ravie du résultat de ce que nous avons mis en place avec Mélanie et l’équipe de l’UTEP. Un duo complémentaire : entre soin du corps et approche sexuelle Mélanie est socio-esthéticienne et son approche, basée sur le soin, le corps, le toucher et l’émotionnel, s’accorde pleinement avec mon approche en sexothérapie. Nous avons d’abord abordé l’estime de soi. On le sait, elle peut être fragilisée par tant de paramètres, dont la maladie chronique fait clairement partie. J’ai expliqué l’impact des maladies sur la vie affective et sur la fonction sexuelle. Je pense que comprendre – comprendre son corps, comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus comme avant, comprendre pourquoi le désir est en berne – est une étape précieuse sur le chemin de l’auto-compassion. Et l’auto-compassion, elle, ne dépend que de nous ! Pour guider dans cette voie, les soins, sains et naturels, proposés par Mélanie étaient particulièrement pertinents. Le sens du toucher et l’importance de la tendresse Nous avons construit notre deuxième atelier autour du sens du toucher, ce sens si précieux. Je le découvre grâce à Mélanie : c’est le premier à naître et le dernier à disparaître. Nous avons parlé de notre unicité face au toucher, de ce qui plaît ou déplaît dans le contact physique, mais aussi des câlins et de la tendresse. La tendresse qu’on partage avec un.e partenaire, un.e proche, son enfant, son animal aussi… et la tendresse qu’on s’offre à soi ! Sexualité lente et solutions pratiques J’admets que j’étais un peu fébrile avant ce deuxième atelier parce que j’avais décidé de ne pas tourner autour du pot ! Lorsqu’on souffre d’une maladie chronique, que le corps nous lâche, qu’il devient l’origine de douleurs, de stress ou de contraintes, il est facile d’oublier tout le plaisir qu’il peut continuer à nous apporter. Alors, Mélanie a proposé un auto-modelage des mains et, après avoir fait le tour des solutions pratiques pour maintenir une fonction sexuelle « efficiente », j’ai abordé la sexualité non-pénétrative, la sexualité lente, consciente, loin de toute performance ! Normaliser le plaisir qu’on peut s’offrir et le recours aux sextoys! Et le moment que j’appréhendais tant est arrivé. Après avoir fait mes fonds de tiroir (bien sûr que non ! 😬😅 Merci Rejouis! Je vous en dis plus bas), j’ai proposé toute une série de sextoys adaptés. Ces objets offrent tant de possibilités, qu’on soit valide ou qu’on le soit moins. Je les ai juste posés là, à portée de main pour qu’ils puissent être touchés et manipulés. L’accueil qui leur a été fait a été naturel et sans gêne : c’est tout ce que j’espérais ! Je remercie chaleureusement Benoni, fondateur de Rejouis, pour son accueil et sa générosité! Il me tenait à cœur de dédramatiser la masturbation et également l’usage de sextoys. Les maladies chroniques peuvent grandement diminuer les capacités physiques mais également impacter le ressenti quand le système nerveux est atteint, ou tout simplement quand le corps n’est plus dédié au plaisir et qu’on s’en coupe petit à petit. Dans ces cas-là, les sextoys peuvent avoir un rôle central sur la satisfaction sexuelle ! Je suis convaincue que les sextoys ont toutes leur place dans le champ médical! (pour un bien meilleur usage que leur ancêtre, le premier vibromasseur qui permettait de “soigner” les femmes souffrant d’”hystérie” – pour la culture G : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vibromasseur ) J’ai décidé de me rapprocher de Rejouis parce que le concept de vente de sextoys reconditionnés parle à l’éco-anxieuse que je suis, mais également car je sais que, s’ils le souhaitent, les patients de l’UTEP pourront trouver sur leur site des sextoys de qualité à des prix raisonnables. https://rejouis.fr/blogs/news-1/sexualite-et-maladie-chronique-des-sextoys-a-lhopital-de-melun Je tiens vraiment à remercier l’équipe de l’UTEP et surtout Virginie Serabian pour sa confiance, ainsi que Amanda Mary et Franck Gallé pour leur soutien et leur accueil. Je remercie également Virginie de nous avoir offert l’opportunité de nous former sur le diabète, la BPCO et l’asthme, ainsi que sur l’éducation thérapeutique du patient au sein du GHSIF. Et surtout… Je remercie les patients de l’UTEP qui nous ont fait un si bel accueil pour cette première édition. Les échanges ont été riches et nourrissants. J’espère qu’ils auront appris de nous autant que j’ai appris d’eux.