Audrey Lahaye

Conférence débat “la sexualité chez les séniors”

Dans le cadre des évènements organisés par le CCAS de Guignes pour la semaine bleue, j’ai eu le plaisir d’animer une conférence-débat sur la sexualité chez les séniors.

publication instagram conférence sexualité des séniors

J’ai préparé cet atelier en m’appuyant sur l’étude des Petits Frères des Pauvres (2022) et sur l’étude de l’Inserm « Contexte des Sexualités en France » (CSF 2023). J’ai peiné à trouver des ressources en lien avec la sexualité au-delà de 70 ans et pourtant… la sexualité ne s’éteint pas le jour de nos 71 ans.

Plus de la moitié des séniors nous disent avoir une vie sexuelle active. Ils en sont d’ailleurs majoritairement satisfaits. Malgré l’absence de représentations de la sexualité des séniors, 71 % considèrent d’ailleurs qu’un corps qui vieillit peut rester désirable.

Sur 17 inscrits, 17 femmes. Pas un homme dans la salle.

Est-ce un hasard ? J’ai du mal à m’en convaincre. Je me demande si ne ce n’est pas le symptôme le plus parlant de ce tabou : celui qui touche d’abord les hommes.

La sexualité masculine se mesure encore, dans beaucoup d’esprits, de ces générations là aussi, à la performance. Alors, une conférence dédiée à ce pan là de leur vie, celui où certains peuvent se sentir mis en échec avec un corps qui « lâche », c’est peut-être trop inconfortable.

Et, c’est dommage ! Les échanges ont été riches autour de la notion de tendresse, de complicité, de lenteur, de plaisir sans pénétration, d’orgasme sans érection… et j’aurais été heureuse de pouvoir partager ce message-là avec certains hommes. Je crois sincèrement que c’est exactement ce dont certains peuvent avoir besoin pour mieux vivre leur intimité et se sentir légitime. La vulnérabilité n’est pas une faiblesse, la sexualité ne demande pas d’être performant.

L’étude m’a appris que la majorité des séniors ne souhaitent pas parler de leur sexualité…

Et, en soi, c’est ok.  

J’imagine qu’il s’agit d’un héritage de l’éducation reçue. La libération de la parole autour de la sexualité est récente. Mais, parmi ceux qui s’autorisent à en parler (ils sont 19%) seuls 14 % le font auprès de professionnel de santé… (et 12 % auprès de leur conjoint !). Et c’est là où je me dis qu’il y a peut-être vraiment quelque chose à faire.

Quoi qu’il en soit, je remercie chaleureusement ces femmes pour leur accueil, leur bienveillance, leur bonne humeur et leur écoute !

Et si le sujet vous intéresse ou vous concerne, je vous invite à lire l’étude des Petits Frères des Pauvres.

Si vous êtes séniors, si vous cherchez un espace pour en parler, n’hésitez pas à me contacter.

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